8 conseils pour la rédaction d’une thèse de doctorat

Bon, je suis en pleine rédaction de thèse et comme tout bon doctorant, je procrastine… Mais attention, je fais de la procrastination éducative !

Parmi mes activités de la semaine passée, il y a eu le visionnage de deux vidéos sur “Comment rédiger sa thèse”. La première vidéo est celle de Geneviève Belleville, résumant son excellent livre “Assieds-toi et écris ta thèse”. Et la seconde vidéo était celle du professeur Frédéric Rouvière.

Dans cet article, je vous résume les 8 principaux conseils de ces deux vidéos, j’espère qu’ils pourront aussi vous aider !

1) L’élément le plus important du livre de Geneviève Belleville : Bloquez-vous du temps.

Cela signifie, le dimanche soir par exemple, de prendre votre agenda pour la semaine et de vous trouver des blocs de deux heures, chaque journée, durant lesquels vous allez travaillez uniquement sur la rédaction de votre thèse. D’un point de vue pratique, essayez de caler ces blocs en matinée et ne les faites pas dépassés deux heures, sinon quoi vous allez avoir le cerveau en bouillie… Ces blocs constituent des “rendez-vous avec vous-même”, ce sont des moments dédiés uniquement à la rédaction. Le fait de définir ces blocs permet aussi de ne plus avoir cette petite voix dans la tête qui vous dit “tu devrais être en train de rédiger… » De plus, comme pour tout projet, la régularité prime sur la quantité et donc il est préférable de rédiger un peu chaque jour au lieu de vouloir tout faire dans une seule journée. Et si vous avez encore des idées à la fin d’une session de rédaction, notez-les rapidement sur votre document et attendez jusqu’au lendemain pour les développer.

2) Identifiez les 3 étapes de rédaction.

Dans toute rédaction, on peut distinguer trois étapes: la planification, la rédaction et la révision. Premièrement, la planification consiste à organiser ses idées, à créer le plan de votre thèse et à lister toutes les idées à développer sous forme de bullet points. Ensuite, la rédaction constitue la partie centrale. C’est le moment où le corps de votre thèse est créé, où vous prenez chacun de vos bullets points et vous en faite des paragraphes. Essayez de garder en tête cette technique : une idée = un paragraphe. Enfin, il y a la phase de révision, celle-ci peut correspondre à de la correction de grammaire, d’orthographe, on peut aussi supprimer des mots redondants ou bien réorganiser l’agencement de certains paragraphes. Lors de vos blocs de rédaction, il est essentiel que vous ne mélangiez pas toutes ces périodes de rédaction. Essayez de vous fixer un thème pour chaque bloc, par exemple lundi-mardi = Planification, mercredi-jeudi = rédaction et vendredi = correction. Cela vous permettra de rester focus sur vos tâches et d’utiliser pleinement le temps que vous allouez à votre rédaction.

3) Définissez-vous des objectifs SMART.

Cette technique de management par objectif permet de se définir des objectifs qui respectent 5 caractéristiques : Spécifique (l’objectif est clair) / Mesurable (vous avez un réel retour pour savoir si la tâche est terminée ou non) / Ambitieux (cet objectif vous fait vraiment avancer dans votre recherche) / Réaliste (vous pouvez atteindre cet objectif dans un temps limité) / Temporellement défini (vous vous donnez une deadline pour finir l’objectif). Un exemple d’objectif smart est alors : terminer la rédaction de la sous-section 1 du chapitre 2 dans 30 minutes. Si l’on reprend l’idée de se mettre des rendez-vous de rédaction de deux heures chaque jour, on peut alors imaginer que ces blocs de rédaction sont constitués de 3 à 4 objectifs SMART chacun. Le fait de clore des objectifs au fur et à mesure permet de voir votre avancement et d’avoir des petits succès tout au long du bloc de rédaction.

4) Évitez toute source de procrastination.

Premièrement, le fait d’avoir des blocs de rédaction réguliers va limiter la procrastination, car on va toujours avoir les idées claires sur ce que l’on doit faire et donc le temps de mise en route et la perception de la difficulté de la tâche vont être réduits. Ensuite, essayez de vous déconnecter le plus possible des sources de distraction (notifications de réseaux sociaux, courriels, bruits de votre environnement). Achetez vous un casque, mettez un post-it dans votre dos qui dis que vous n’êtes pas disponibles et go rédaction ! Selon Geneviève Belleville, “l’antidote à la procrastination est l’action”. Commencez juste une tâche durant 10 minutes et vous verrez que vous aurez envie de la continuer, elle ne vous paraitra pas si difficile et vous  pourrez alors travailler dessus durant une ou deux heures sans problèmes.

5) Ne soyez pas perfectionniste.

Comme je l’avais expliqué dans mon article sur le syndrome de l’imposteur, il est bien de vouloir se mettre des standards élevés, mais ils doivent tout de même être réalistes. Le but de votre thèse est de délivrer votre message, tout ne sera peut-être pas parfait, peut-être que vous aimeriez que certaines parties de la littérature soient un peu plus poussées, mais ce qui compte c’est de finir la rédaction et de pouvoir soutenir. De plus, lors de la rédaction, vous devez essayer d’avoir du feedback sur ce que vous être en train d’écrire et donc n’hésitez pas à envoyer vos chapitres à vos directeurs dès qu’ils sont terminés afin de leur limiter la quantité à lire et avoir des retours plus rapides sur vos productions.

6) Ayez un plan clair pour votre thèse.

Comme le conseil Frédéric Rouvière, chaque chapitre correspond à la résolution d’un ou plusieurs problèmes. Une telle organisation de vos idées vous permettra tout d’abord de savoir ce que vous devez rédiger dans chaque chapitre, mais cela permettra surtout d’aider votre correcteur à comprendre les enjeux majeurs de votre thèse, l’histoire que vous souhaitez raconter et comment toutes vos problématiques s’organisent les unes par rapport aux autres.

7) Gardez un style d’écriture clair et précis.

Votre thèse n’est pas un roman, vous n’avez pas besoin de faire des envolées lyriques dans vos paragraphes. Pour que votre thèse soit la mieux reçue par le lecteur, restez au plus proche de votre problème et de vos méthodes de résolution. Concentrez-vous sur les faits, les résultats que vous avez obtenu et donnez clairement vos conclusions de recherche.

8) Commencez à rédiger dès que vous savez ce que vous voulez dire.

Vous n’avez pas besoin d’avoir toutes les informations pour commencer à écrire votre thèse. Si vous connaissez les grandes lignes des résultats de votre chapitre, vous pouvez d’ores et déjà commencer la rédaction de l’introduction et de la méthodologie. Vous pourrez toujours ajouter les dernières références et les derniers détails des résultats par la suite. De plus, le fait d’écrire va vous permettre de vous poser de nouvelles questions sur votre problème et potentiellement d’avoir de nouvelles idées de résolution ou d’approches.

Voilà, ici s’achève la liste des conseils de rédaction. J’espère qu’ils vous seront utiles et qu’ils vous aideront à mieux appréhender votre période de rédaction de thèse ! Si vous avez des conseils à partager, n’hésitez pas à les donner en commentaires !

Enfin, pour recevoir automatiquement mes prochains articles, c’est par ici !

Bon doctorat à tous !

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